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Diététique, santé,  Boire ou ne pas boire.. | Est-ce bon pour la santé de boire 1,5 litre d'eau par jour ? Cette idée, bien ancrée, tend à être battue en brèche par une récente étude…
"Mon partenaire minceur", " La vitalité est en elle ", " Déclaré source de jeunesse par votre corps ", " Mon eau minceur c'est… ". S'ils avaient déjà perdu pas mal de leur crédibilité auprès des consommateurs ces dernières années, ces slogans commerciaux vantant les bienfaits des eaux minérales risquent de prendre un nouveau coup de massue.
Publiée au " Journal of the American Society of Nephrogy ", une étude menée par deux chercheurs de l'université de Pennsylvanie vient en effet de prouver scientifiquement ce que tout le monde pensait bien fort : boire de l'eau en quantité ne sert à rien, ni à éliminer plus, ni à perdre du poids, ni à rendre la peau plus belle, ni même à se sentir bien dans sa tête et dans son corps.
En mettant à part les personnes vivant sous des climats secs et chauds, les athlètes ou les personnes souffrant de certaines maladies, les deux médecins, les docteurs Stanley Goldfarb et Dan Negoianu ont épluché les publications scientifiques concernant les éventuels bénéfices d'une certaine consommation d'eau journalière. Or, aucune étude n'a prouvé qu'il existe un lien entre consommation d'eau et bonne santé. Ce que confirme le représentant du syndicat national des eaux de sources.
Régulation physiologique
Le professeur Frédéric Michel est chef du service de chirurgie urologique et andrologique au CHU de Dijon. Il parle d'une étude " qui confirme ce que l'on savait déjà, mais qui n'était pas prouvé scientifiquement.
Seules deux circonstances rendent impératif le fait de beaucoup boire. En cas d'infection urinaire tout d'abord, problème qui touche principalement les femmes, il faut boire au moins 1,5 litre d'eau par jour afin de provoquer des mictions fréquentes et ainsi éviter la récidive de l'infection. Le second cas concerne les calculs rénaux.
Il est très important de boire 1.5 à 2 litres par jour si on veut diminuer les facteurs de formation des calculs. En dehors de ces deux hypothèses, il suffit de boire à sa soif. C'est une question de régulation physiologique. Boire plus ne fait pas plus éliminer de toxines. Cela dilue seulement l'urine ", affirme-t-il. Dans le même esprit, il est fortement recommandé de surveiller les bébés, qui ne réclament pas, et les personnes âgées, qui perdent la sensation de soif. Ajoutons, également, qu'il est meilleur, pour sa santé, de boire de l'eau plutôt qu'une boisson sucrée.
Finalement, la seule conséquence d'une consommation soutenue en eau serait donc une augmentation de la fréquence urinaire. Autrement dit, des envies pressantes à chaque coin de rue…
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|  LA TENSION | La pression artérielle communément appelée tension artérielle (TA) est la pression qui règne à l'intérieur des artères. Elle est exercée par le sang sur la paroi des artères et est exprimée en millimètres de mercure (mm Hg) La pression artérielle n'est pas uniforme : elle est plus forte dans de gros vaisseaux (tronc, tête, bras, jambes) et moins importante dans les vaisseaux sanguins ayant une section plus petite (vaisseaux capillaires). La pression est plus élevée dans les artères que dans les veines.
Mécanisme
On distingue 2 phases :
La première phase correspond à la contraction du cœur (pression systolique ou maximale). Lorsque le cœur se contracte la pression augmente brusquement dans les artères. C'est le premier chiffre que le médecin annonce lorsqu'il mesure la TA. Il est normalement inférieur à 15 (150 mm Hg)
La deuxième phase coïncide avec la phase de repos du cœur. Durant cette phase, il reste toujours dans les vaisseaux une pression résiduelle (pression diastolique minimale). Cette pression correspond au deuxième chiffre que le médecin annonce lorsqu'il mesure la TA. Il est en général compris entre 5 et 9 (50 et 90 mm Hg)
Les chiffres normaux de la pression artérielle
La pression artérielle varie considérablement au cours de la journée et ces variations sont encore plus significatives chez les sujets hypertendus. Elle est plus basse le matin et augmente l'après midi puis le soir. Dans le sommeil elle diminue. La TA est plus basse en été qu'en hiver et s'élève sensiblement avec l'âge. La pression artérielle augmente aussi pendant l'effort, les rapports sexuels, la grossesse, le stress…
Variation de la pression artérielle
- TA maximale : on considère que la pression maximale augmente de 10 points par décennie. A 30 ans on peut avoir une pression maximale de 13 mm Hg, à 40 ans de 140 mm Hg … (jusqu'à 160 mm Hg chez les personnes âgées de plus de 60 ans)
Attention : En raison de la fragilité des vaisseaux qui augmente avec l'âge, on ne considère pas qu'avoir plus de 150 mm Hg de TA soit normal.
- TA minimale : une pression minimale trop élevée dans les artères entraîne un risque important d'encrassement des artères. Plus la pression diastolique est élevée, plus longtemps les vaisseaux sont soumis à une pression élevée. On ne doit donc jamais avoir au-delà de 90 mm Hg pour la pression minimale.
Signification des valeurs de la TA
Les valeurs la TA doivent rester à l'intérieur de valeurs normales bien définies afin d'éviter la survenue de maladies ou d'accidents aigus. Les limites de la pression artérielle ou tension normale ont été fixées d'après des observations portant sur un grand échantillon de population et codifiées par un comité d'experts de l'OMS.
Sport: variation de la tension à l'effort
- Mise en train : l'augmentation de la pression artérielle coïncide avec l'augmentation de la fréquence cardiaque et de la ventilation pulmonaire. La pression artérielle atteint 21/10 à 21/12 cm de mercure en 4 minutes
- Second souffle : au bout de 10 minutes la pression artérielle se stabilise autour de 18/11 cm de mercure.
- Retour au calme : un athlète bien entraîné retrouve sa tension normale en 45 minutes pour une course de 5000 mètres. Si l'épreuve a été difficile, la tension maximum baisse légèrement et revient à la normale entre 2 et 4 jours.
Conseils pour une bonne prise de tension :
- Eviter de manger, fumer et tout type d'effort avant de prendre la tension
- Trouver le temps de se décontracter environ 10mn avant de prendre sa tension
- Effectuer la mesure toujours au même bras (normalement à gauche)
- Essayer de réaliser les mesures régulièrement et à heures fixes
- Tout effort pour soutenir son bras peut faire monter la TA
- Prendre une position détendue, confortable
- Ne faire fonctionner aucun des muscles du bras utilisé pendant la mesure
- Si la mesure est prise avec un tensiomètre au poignet et que l'artère est beaucoup plus basse ou plus haute que le cœur, la TA mesurée sera erronée (15cm de différence de hauteur donnent une erreur de 10 mm Hg)
- Brassard mal serré fausse les résultats de mesure
- Si l'on prend des mesures répétées, le sang s'accumule dans le bras concerné, ce qui peut fausser les résultats. C'est pourquoi il est conseillé pour effectuer des mesures correctes de la TA, de ne les répéter qu'après une pause d'au moins 5 minutes ou après avoir tenu le bras en l'air pour permettre au sang accumulé de re-circuler (au bout de 3 minutes au moins)
Tableau de classifications des valeurs de la TA (en mm Hg)
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| Intitulé |
Pression Artérielle Systolique (maxi) |
Pression Artérielle Diastolique (mini) |
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| Hypotension |
inférieure à 105 |
inférieure à 60 |
| Valeurs normales |
entre 105 et 140 |
entre 60 et 90 |
| Hypertension marginale |
entre 140 et 160 |
entre 90 et 95 |
| Hypertension légère |
supérieure à 160 |
entre 95 et 105 |
| Hypertension moyenne |
supérieure à 160 |
entre 105 et 115 |
| Hypertension sévère |
supérieure à 160 |
supérieure à 115 |
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| |  Vitamines et minéraux | Le contenu de cet article est PROUVÉ
Nous sommes sans cesse encouragés à prendre des suppléments en vitamines ou en minéraux. Or, la plupart des personnes n'en ont pas besoin ; dans les pays développés les vraies carences sont rares. Seuls certains groupes ont besoin d'un supplétif contrôlé : les personnes âgées, les malades chroniques, les femmes enceintes et les jeunes enfants. De plus, aucune étude ne prouve qu'un apport supplémentaire en vitamines ou en minéraux a un quelconque effet thérapeutique ou préventif.
En revanche, prendre régulièrement des doses excessives peut provoquer des dysfonctionnements ou des maladies chroniques : ainsi, un surdosage en vitamine C donne des douleurs abdominales et des diarrhées ; trop de magnésium donne la diarrhée, trop de fer constipation, nausées et vomissements ; un excès de vitamine B6 occasionne une perte de sensibilité dans les bras et les jambes ; le bêta carotène augmente les risques de cancer du poumon chez le fumeur. L'acide nicotinique (vitamine B3), le zinc, le manganèse et le phosphore peuvent également avoir des effets irréversibles.
Il est de plus indispensable de trouver ces micronutriments dans les aliments, car ceux-ci contiennent, outre les vitamines, d'autres substances qui protègent les cellules et les tissus. Leurs fibres aident à digérer et ont un rôle préventif contre le cancer, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.
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|  Les "on dit..." | Les antibiotiques fatiguent Le contenu de cet article est PROUVÉ
Les antibiotiques ne fatiguent pas. Il est agaçant d'entendre à longueur d'année des sportifs qui disent qu'ils ont raté des compétitions en raison d'un traitement antibiotique. Les antibiotiques ne fatiguent pas. En général, les antibiotiques sont ordonnés quand il y a une infection bactérienne et c'est la maladie qui fatigue. Je dirais même plus ; si vous avez une infection importante, vous serez moins fatigué si vous avez pris des antibiotiques que si vous n'aviez rien pris. Vous seriez d'ailleurs peut-être mort. Il arrive parfois que les antibiotiques soient mal supportés (diarrhée, allergie, nausées), mais la fatigue que ces effets secondaires induisent n'est pas un effet propre du produit.
Le Foie et la Digestion Le contenu de cet article est PROUVÉ
Ma foi, la digestion a-t-elle foi dans le foie ? " J'ai trop mangé, je vais avoir une crise de foie " " Cet aliment m'a fait mal au foie " " J'ai le foie fragile et je ne peux pas manger ça " Combien de fois, avons nous entendu ce refrain ? Et pas seulement à Foix ! Le foie est un organe important qui occupe une bonne partie de l'abdomen. Il était normal que les premiers médecins lui attribuent des fonctions essentielles. Au XXI ème siècle, les connaissances de la digestion des aliments ont bien progressé et le rôle direct du foie est des plus réduit. Il se contente de sécréter la bile qui s'accumule dans la vésicule et est "injectée" dans l'intestin quand passe le bol alimentaire. Son rôle de filtre des toxines a lieu bien après ; une fois les aliments digérés, ils passent dans le sang et à ce moment passent "à travers" le foie. Les lourdeurs et douleurs que nous ressentons après un repas trop copieux sont en fait des douleurs digestives (estomac, intestin) et n'ont rien à voir avec le foie.
Je me suis déplacé une vertèbre ! Le contenu de cet article est PROBABLE
Il a bon dos le déplacement ! Lors d'un mal de dos, d'une douleur aux lombaires ou aux cervicales, la tendance est innée de croire qu'une vertèbre s'est déplacée. Pourtant, il est très rare qu'une vertèbre se déplace réellement et les maux de dos le plus souvent rencontrés ne sont pas dus à un déplacement de vertèbres. Les vertèbres sont soudées entre elles par une série d'articulations très solides, et les "maux de dos" concernent, le plus souvent, les muscles autour des vertèbres qui se contractent, et, comme toute douleur musculaire, elle peut être soulagée par des massages ou par la simple chaleur ; un véritable déplacement de vertèbres quant à lui est la conséquence de très graves traumatismes qui abîment alors la moelle épinière causant habituellement de graves paralysies telles des paraplégies ou des tétraplégies. Les craquements entendus lors de massages ne sont, eux, que la libération de gaz comprimé présent dans les articulations et non pas une éventuelle "remise en place" de ces vertèbres.
Il faut du gras sur une brûlure Le contenu de cet article est PROUVÉ
Au feu, les corps gras ! Comme souvent en ce qui concerne les premiers secours, ce n'est pas une mais une multitude d'idées reçues qui circulent sur les brûlures, transmises de génération en génération et responsables de belles catastrophes. Pêle-mêle on trouvera des remèdes de grand-mère tels que " tartiner du dentifrice " ou " frotter une patate " sur la brûlure, mais aussi des conduites d'automutilation (par exemple chez certains cuisiniers qui ont tendance à se re brûler par-dessus), et plus fréquent encore, le fait de mettre un corps gras sur la brûlure (pommade, tulle ou autre noix de beurre). Difficile de trouver l'origine de toutes ces croyances. Pour la patate, sans doute est-ce la sensation de frais, pour le dentifrice peut-être l'action du menthol présent dans certaines pâtes et ayant des effets antalgiques. Quant au fait de se re brûler, on entre plutôt dans le domaine de la superstition (soigner le mal par le mal) ou de la magie noire ... Toujours est-il que toutes ces actions sont totalement inutiles, dangereuses (risque d'infections, mauvaise cicatrisation) et empêche la seule vraie action possible en urgence pour gérer une brûlure, à savoir le refroidissement immédiat à l'eau froide de la zone lésée et ce, quelle que soit la gravité de la brûlure. La brûlure est une souffrance de la peau pouvant aller jusqu'à sa destruction par une élévation rapide de la température. Il convient donc de rabaisser la température de la peau (c'est notamment ce que fait l'organisme en créant une cloque, qu'il ne faut d'ailleurs JAMAIS percer). Bizarrement, si l'on sait depuis plus de 50 ans refroidir les réacteurs nucléaires avec de l'eau froide, on hésite encore à arroser une brûlure. C'est pourtant une nécessité si on veut stopper la " cuisson " de la peau, et d'autant plus si la peau continue d'être attaquée (par la présence de gouttes d'huile bouillante par exemple). L'arrosage de la brûlure se fait avec une eau froide non glacée (aux alentours de 15°C), pendant au minimum 5 minutes si l'on veut que le refroidissement soit complet et efficace. En général on procède plutôt par ruissellement afin d'éviter la douleur que provoquerait immanquablement le jet d'eau direct sur la partie douloureuse (parce que une brûlure, ça fait mal !). A noter enfin que l'action de refroidissement n'est efficace que lorsque la peau est encore chaude soit moins de 15 minutes après la brûlure. L'utilisation de pommade ou compresses spécifiques n'intervient qu'après et sur recommandation médicale.
Il faut se laver les mains après être allé faire pipi Le contenu de cet article est PROUVÉ
Ne pas confondre hygiène et hygiénisme ! Certains hommes sont sensés être "dégueulasses" puisqu'ils ne se lavent pas les mains après être allés pisser. Et pourtant ! Tout d'abord, un peu de technique pour celles qui ne savent pas ! L'homme, quand il doit uriner, ouvre sa braguette, saisit sa verge enfouie dans son slip ou son caleçon pour la sortir à l'air libre. Pour ce faire il la prend, le plus souvent entre le pouce et l'index, par la peau, puis se redresse, cambre le dos, rentre le ventre et arrose les plates -bandes de Mamie. La miction finie, il secoue l'engin pour en évacuer les dernières gouttes et rentre tout le bazar à l'intérieur. Qu'y-a-t-il de sale dans tout cela ? La peau de la verge est... de la peau. La même que celle du bras ou de la cuisse. Et si par malheur quelques gouttes d'urine s'étaient égarées sur les doigts, ce n'est pas sale non plus ; l'urine est stérile et ne contient donc pas de microbes. En fait, il est beaucoup plus sale de se gratter la tête, le cuir chevelu abrite toute une faune diverse, ou la barbe. Et personne ne se lave les mains après s'être gratté la tête. Alors pourquoi ? Pourquoi, se "tripoter" le zizi est il considéré comme non hygiénique ? C'est que l'hygiène n'a rien à voir là dedans et qu'il faudrait plutôt chercher du côté de cette morale qui considère que le sexe est sale. Permettez que je vous serre la main pour vous saluer et vous remercier de m'avoir lu jusqu'au bout !
Mettre à l'air les plaies Le contenu de cet article est PROUVÉ
Les plaies ne cicatrisent pas en séchant " J'ai mis ma plaie à l'air pour qu'elle sèche et cicatrise plus vite ! " Et bien ! T'as tout faux ! Il est prouvé depuis plus d'une décennie que la cicatrisation est plus efficace en milieu humide. Tous les pansements modernes œuvrent dans ce but. Ils permettent de laisser passer l'air, mais gardent la plaie dans un liquide qui permet aux bourgeons de cicatrisation de mieux se développer. Et ce qui est valable pour les escarres est valable pour nos petites plaies et brûlures. En fait, notre corps fait la même chose. Il remplace simplement le pansement par la croûte. La différence est qu'il est plus facile de surveiller une plaie sous un pansement que sous une croûte.
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|  Le sport et la femme enceinte |  Le sport n'est pas interdit aux femmes enceintes. Si vous n'en faisiez jamais, la grossesse est l'occasion d'introduire quelques mouvements et un peu de marche dans votre quotidien. Si vous pratiquiez un sport avant la grossesse, vous pourrez le continuer, sauf s'il s'agit d'une activité dangereuse pour le bébé. Dans tous les cas, la modération est de mise. L'activité de base de la femme enceinte augmentant de 10%, la fatigue et l'essoufflement arrivent vite.
La pratique régulière d'un exercice physique aide à faire face aux tensions auxquelles est soumis le corps pendant la grossesse et l'accouchement. Circulation activée, meilleure oxygénation, meilleur équilibre nerveux sont autant de bienfaits apportés par une activité sportive douce durant la grossesse. Elle peut aussi atténuer le mal de dos, les crampes dans les jambes, la constipation et l'essoufflement
Bénéfique pour la mère, le sport l'est aussi pour l'enfant. Pendant l'exercice, le flux sanguin est à son maximum, la croissance de l'enfant se déroule alors de manière optimale. L'enfant profite également des endorphines sécrétées durant l'exercice, euphorisantes. A contrario, les endorphines libérées après le sport ont un effet tranquillisant sur la mère et l'enfant.
Participer à un groupe de préparation à la naissance est également l'occasion de rencontrer d'autres futures mères.
Enfin, le sport aide à retrouver sa silhouette après l'accouchement.
- La gymnastique prénatale - exercices respiratoires, exercices musculaires, exercices de relaxation -pratiquée régulièrement 5 à 10 minutes par jour prépare à l'accouchement ; elle permet de renforcer la sangle abdominale, de maintenir les muscles de la poitrine, d'assouplir les articulations, de détendre les nerfs, d'activer la circulation.
- La marche est le meilleur sport pour la femme enceinte ; elle facilite la digestion, la circulation et aide à garder la ligne, renforce la sangle abdominale. L'idéal est de marcher tous les jours, une demi-heure, ce qui permet également d'absorber les 25% d'oxygène supplémentaires dont la femme enceinte a besoin.
- La natation est un des sports les plus indiqués pour la femme enceinte ; elle tonifie de nombreux muscles et améliore la résistance physique. Le corps étant soutenu par l'eau, le risque d'accident musculaire est minimisé, et la femme enceinte se sent légère.
- L'aquagym est également indiquée durant la grossesse. L'aquagym offre à la future maman des exercices qui préparent à l'accouchement. En étant dans l'eau, donc en apesanteur, ces mouvements sont plus facilement réalisables. Les exercices font travailler différentes parties de votre corps, vous aident à mieux respirer tout en vous détendant par cette séance dans l'eau.
- Le yoga est également un sport phare durant la grossesse. Il augmente la souplesse, réduit les tensions, aide à maîtriser la respiration et la concentration, utiles au moment du travail.
Bien respirer avant, pendant et après l'exercice, arrêter au moindre essoufflement, douleur ou crampe, bien se relaxer après les mouvements sont autant de réflexes à prendre.
Les sports à éviter
Certains sports comme l'équitation ou le ski doivent être arrêtés dès que la prise de poids est importante, l'équilibre du corps étant modifié. De manière générale, tous les sports impliquant un risque de chute (vélo, roller,…) ou des gestes trop violents (tennis, arts martiaux, aérobic,…) sont à éviter. Mieux vaut remplacer le jogging, qui malmène les seins, le dos, le pelvis, par la marche. Pour ce qui est des abdominaux, demandez conseil à votre gynécologue. En cas de contraction, arrêtez, surtout au dernier trimestre. Evitez les mouvements brusques et les à-coups...la gym de la grossesse doit dans tous les cas rester douce.
Sports en fin de grossesse
Il est vivement conseillé de faire du sport et de l'exercice pendant la grossesse. Cependant il faut faire preuve de bon sens. A partir du 6e mois de grossesse, vous n'allez pas faire des sports à risque, ni solliciter vos abdominaux de façon intense. Des contractions importantes de la paroi abdominale risquent de créer des hyperpressions sur l'utérus et le placenta. La marche, la natation, l'aquagym, la gymnastique douce (sans poids, ni abdominaux) restent des sports intéressants pour la femme enceinte.
Réf: sante-az.aufeminin.com
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|  Hygiène des piscines |
L'hygiène des piscines
Sur le plan de l'hygiène, les piscines répondent à des normes très sévères. Il existe néanmoins quelques risques dont tout nageur régulier ou occasionnel se doit d'être conscient.
L'eau des piscines est surveillée lors de mesures automatiques dans le système de renouvellement et de filtrage. Le but consiste à éviter une surconcentration en produit stabilisant qui aurait pour effet de diminuer l'action antiseptique du chlore. L'eau ne doit être irritante ni pour les yeux ni pour les muqueuses. C'est pourquoi son pH est maintenu entre 6,9 et 8,2. Des analyses bactériologiques sont effectuées régulièrement pour s'assurer de l'absence de coliformes fécaux, de germes pathogènes et de staphylocoques. Les piscines sont en outre vidangées et nettoyées plusieurs fois par an. Bref, le risque d'attraper une maladie grave, comme une méningite ou une gastro-entérite en piscine, est quasiment nul.
Désagréments en tous genres
Pour autant, les piscines ne sont pas exemptes de tout reproche. Le caractère agressif des agents désinfectants peut en effet légèrement modifier l'écosystème cutané.
- La manifestation la plus fréquente est la xérose, c'est-à-dire un dessèchement de la peau. Pour certains dermatologues, cette altération du système "hydrolipidique" favorise la surinfection par des bactéries et des champignons.
- Les nageurs connaissent parfois des épidémies de mycoses, ces infections parasitaires qui se traduisent par l'apparition de plaques rouges entre les orteils. Pour les éviter, il suffit pourtant de se sécher soigneusement tous les replis de la peau après la douche. En traitement, on appliquera une pommade antimycosique, il en existe de redoutablement efficaces.
- Les mycoses vaginales. Elles sont très fréquentes et généralement causées par la levure Candida albicans. Les patientes se plaignent de démangeaisons et d'irritation au niveau du vagin, de douleur à la miction et lors des rapports sexuels, et de pertes blanches inodores. Plusieurs facteurs favorisent ces infections vaginales: le diabète, l'obésité, la grossesse, la prise d'antibiotiques ou de cortisone et la pilule contraceptive.
Ne séjournez pas trop longtemps dans un bain chaud, ne gardez pas sur vous un maillot de bain humide et séchez-vous bien. Les mycoses aiment la chaleur et l'humidité. N'utilisez pas de bain mousse, préférez un savon doux, ainsi que du papier de toilette et des serviettes hygiéniques non parfumés.
- Le granulome des piscines est une autre affection rare provoquée par des micro-bactéries. Souvent situées au genou, des plaques verruqueuses apparaissent et disparaissent de façon chronique.
- Dans des cas vraiment exceptionnels, certaines personnes sensibilisées peuvent développer un eczéma de contact. Le simple fait d'être mouillé suffit alors à produire les démangeaisons. Mais insistons bien là-dessus: c'est extrêmement rare!
La chasse aux papillomes
En fait, dans l'eau de la piscine, on se trouve généralement à l'abri des microbes de toute nature.
Il faut par contre se méfier des plages des bassins. Certains germes robustes s'y développent en toute impunité, notamment les virus des papillomes humains responsables des verrues. Les dermatologues observent d'ailleurs une corrélation entre les cas de verrues plantaires et la fréquentation des bassins. Souvent multiples, les verrues se logent de préférence sur les mains et sous la plante des pieds. Parfois, elles disparaissent spontanément, mais le plus souvent il faut recourir à un traitement par le froid (neige carbonique). A ces restrictions près, il n'y a vraiment pas de quoi redouter l'eau des piscines. D'ailleurs, chez les nageurs de haut niveau, on ne constate aucun désagrément particulier. Bien sûr, tous portent des lunettes et se douchent soigneusement avant et après l'entraînement. Comme eux, passez sous la douche, lavez vous les pieds et séchez-vous consciencieusement!
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|  L'EFFET PLACEBO | L'effet placebo est un effet subjectif, mais réel, produit sur une personne par un médicament n'ayant pas d'efficacité démontrée.
Prenez la vitamine C, vitamine indispensable à l'équilibre de l'organisme. Une carence en vitamine C, comme en souffraient autrefois des marins restés longtemps en mer, provoquait une maladie qu'on appelait le scorbut et qui se manifestait en particulier par une fatigue. Le jour où les marins ont emporté à bord des fruits frais - en en particulier des citrons, qui se conservent longtemps - ils n'ont plus souffert de la fatigue du scorbut. Depuis, on sait que la vitamine C des fruits permet de soigner la fatigue du scorbut, mais chez un français vivant en l'an 2003, cet effet n'existe pas. Par conséquent, si après avoir pris de la vitamine C, vous vous sentez requinqué, c'est que vous bénéficiez d'un effet placebo.
Quand, affligé d'un terrible mal de crâne, vous avalez deux comprimés d'aspirine, si vous vous sentez déjà mieux au bout de dix minutes, ce n'est pas parce que l'aspirine fait déjà son effet (elle est encore dans votre estomac) mais grâce à l'effet placebo. Ce qui veut dire que même les médicaments efficaces sont doués d'effet placebo !
L'effet placebo n'est pas seulement véhiculé par les médicaments. Quand un parent pose un baiser sur le bobo d'un enfant, si l'enfant cesse vite de pleurer, ce n'est pas la magie du baiser qui l'a soulagé, mais son effet placebo. Quand un patient entre chez le médecin avec des symptômes inquiétants et en ressort en souffrant moins après que le médecin lui a expliqué que ses symptômes sont bénins, c'est encore grâce à l'effet placebo. Michael Balint, psychiatre anglais qui a beaucoup écrit sur la relation médecin-patient, expliquait d'ailleurs que le premier médicament du médecin, c'est le médecin lui-même. Et dans toute relation thérapeutique, le respect mutuel que s'accordent soignant et patient se concrétise par un fort effet placebo.
L'effet placebo découle de la confiance de l'utilisateur dans le médicament qu'il absorbe, mais ce n'est pas un effet magique - il déclenche, à l'intérieur du cerveau, la sécrétion de substances appelées endorphines, qui soulagent la douleur et divers autres symptômes. Autrement dit, l'effet placebo est la conséquence biochimique d'une suggestion symbolique.
L'effet placebo existe aussi pour les plantes, l'animal ou le bébé
Quand vous donnez un médicament à un bébé ou un animal, vous changez votre relation avec lui ; vous faites attention à lui et vous, vous êtes rassuré d'avoir fait quelque chose. Le climat devient donc plus serein et plus propice, les douleurs semblent se calmer (moins de pleurs) et le poil paraît tout à coup plus luisant. De nombreuses études montrent que l'effet placebo fonctionne même sur les plantes. Car, en fait, celui qui regarde interprète les résultats. Comme il a donné un médicament ou fait un soin, il s'attend à un résultat positif et donc il voit un résultat positif. Le cerveau humain a tendance à retenir plus facilement ce qui va dans le sens de ce qu'il croit que ce qui le "dérange".
L'effet placebo n'est pas négligeable : certaines expériences ont montré qu'un placebo administré avec conviction soulageait nettement des patients souffrant de douleurs intenses.
Pharmacocinétique du placebo
- Voies d'administration : par ordre décroissant d'efficacité, le placebo peut être utilisé sous forme d'injection intraveineuse, intramusculaire, de comprimés, de suppositoires. Les gouttes seraient particulièrement intéressantes car, en obligeant le malade à les compter minutieusement, elles augmentent sa participation et son attention au traitement.
- Latence d'action : le placebo agit en général plus rapidement que le médicament actif. Cette donnée est particulièrement nette dans la douleur ainsi que la dépression où les traitements classiques requièrent en principe deux à trois semaines. Il n'est pas rare de voir certains sujets, et pas forcément des moindrement déprimés, réagir positivement en un ou deux jours.
- Pic d'activité : le moment d'activité maximale serait également plus précoce. Dans la douleur, l'effet du placebo d'aspirine serait à son apogée au bout d'une heure, celui de l'aspirine au bout de deux heures.
- Durée d'action : le placebo serait actif en moyenne pendant deux semaines, notamment dans la douleur ; ce chiffre peut toutefois varier énormément. La réponse au placebo, à long terme (40 semaines), fut étudiée au sein d'un groupe de sujets dits "paniqueurs". Au bout de 40 semaines, 42% des 60 patients sous placebo n'avaient plus d'attaques de panique et 38 % étaient nettement améliorés. Parmi les placebo-répondeurs, 27% présentaient une réduction de 82% de leur niveau général d'angoisse. L'auteur a essayé de différencier cliniquement les sujets bons répondeurs au placebo de ceux qui lui résistaient et n'a rien trouvé de particulièrement marquant. Les bons répondeurs s'amélioraient en une semaine, continuaient à aller de mieux en mieux tout au long des 40 semaines de traitement puis de sevrage progressif. Enfin, un mois après la cessation des visites, ils continuaient à aller bien.
- Relation dose-effet : en cas de résultat insuffisant, il suffit parfois d'augmenter le nombre de comprimés de placebos pour en voir augmenter l'effet. Par exemple, un syndrome anxio-dépressif sera mieux amélioré par 4 comprimés que par 2. Certains exemples sont restés célèbres; ainsi celui de cet homme traité avec succès par un placebo pour son hypertension artérielle, mais qui s'est vu obligé de supprimer le comprimé du soir qui le rendait "trop tendu". Une autre malade, hypertendue soignée de la même façon, voit son poids augmenter. La posologie est réduite de moitié et passe de 4 à 2 comprimés. Son poids se stabilise. L'effet du placebo peut être cumulatif mais tend à s'épuiser au bout d'un certain temps. Son effet peut potentialiser celui des médicaments actifs ou des autres méthodes comme la psychothérapie. Il peut s'avérer parfois utile d'intercaler des placebos dans une séquence thérapeutique, lorsque l'on veut réduire la posologie d'un médicament toxique ou potentiellement addictif.
Effets indésirables
- Dépendance : certains cas de toxicomanie au placebo ont été décrits, comparables à ceux de la morphine, avec des signes de manque, bien que d'intensité nettement plus légère.
- Effets indésirables : les placebos amènent des effets latéraux, voire des effets négatifs. Ce phénomène a été regroupé sous le nom d'effet nocebo. Par exemple, si le médecin suggère à son patient qu'un médicament peut le rendre malade, celui-ci éprouvera des effets désagréables
Source :
*Dr. Patrick Lemoine Laboratoire de Pharmacologie Expérimentale et Clinique 2, avenue du Pr. Léon Bernard, 35043 Rennes Cedex
*CHRONIQUES DE FRANCE INTER REPRODUITES DANS "ODYSSEE, UNE AVENTURE RADIOPHONIQUE"
*ww.tatoufaux.com
Bibliographie
1) LACHAUX B, LEMOINE P Placebo, un médicament qui cherche la vérité Médsi/Mc Graw Hill édit., Paris, 1988, 148 pages. 2) LEMOINE P Le mystère du placebo. Editions Odile Jacob, Paris, 1996, 238 pages. 3) ROSENZWEIG P, BROHIER S, ZIPFELA The placebo effect in healthy volunteers : influence of experimental conditions on physiological parameters during phase I studies. Br J Clin Pharmacol 1995 ; 39 : 657-664. 4) ALLAIN H, MARTINET JP, LIEURY A L'effet placebo : une aide à la décision thérapeutique Rev Neuropsychiatr Ouest 1990 ; 103 : 23-33. 5) Odyssée
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|  Attraper froid |  Le froid n'a pas grand chose à voir avec les maladies. Depuis Pasteur, on sait que beaucoup de maladies sont dues aux microbes, virus, bactéries, champignons, prions, etc. Quand on s'enrhume, c'est un virus qui nous a attaqué et a submergé nos défenses. Qu'est-ce donc que le rhume, affection si courante mais si désagréable quand on a le nez bouché, ou quand on a le nez qui "coule comme une fontaine". Le rhume banal correspond à une inflammation des tissus qui tapissent le nez et les voies aériennes supérieures (ce que l'on appelle les fosses nasales et le rhino-pharynx). Ces tissus, dénommés muqueuses, sont agressés par les virus ou les bactéries (mais aussi les allergènes, comme dans le classique "rhume des foins", mais qui survient, lui, au printemps, lorsque les pollens envahissent l'atmosphère). Les muqueuses deviennent alors inflammatoires et présentent les signes classiques de l'inflammation : chaleur, gonflement, rougeur et douleur. Le gonflement des muqueuses (on dit qu'elles sont oedématiées, c'est-à-dire gonflées par de l'œdème) fait obstacle à la respiration : on a le nez bouché). Le rhume guérit en principe en une semaine environ. Il n'y a que peu ou pas de traitement spécifique vis-à-vis des virus.
La grippe est une maladie virale provoquée par Myxovirus influenza, un virus à ARN, agent infectieux naturel de l'homme et de nombreux animaux tels que le porc, le cheval, et les oiseaux. C'est une maladie courante ; environ 20 % des enfants, et 5 % des adultes développent une grippe symptomatique chaque année et d'autres ne développent que des symptômes bénins. Elle se manifeste plus souvent par temps froid et rarement en été. Deux explications sont avancées: - l'air froid, en pénétrant dans les voies aériennes, inhiberait les défenses immunitaires et favoriserait les infections transmises par l'air (aérosol des éternuements) ;
- la promiscuité plus importante en hiver (dans les transports en commun, véhicules, restaurants, etc.) favoriserait la transmission du virus.
Contrairement aux idées reçues (colportées par les expressions " coup de froid " et " attraper froid "), la manière dont on se couvre et la sensation de froid ressentie n'ont donc pas d'influence sur le déclenchement de la maladie. La température extérieure ou le soleil n'ont pas grand chose à voir là-dedans. La sensation de froid que nous ressentons alors que nous sommes malades (le frisson), est simplement la tentative pour le corps de se défendre contre l'agression. On peut rester tout nu dans une pièce à 10°C, on ne sera pas malade s'il n'y a pas un microbe qui traîne par là. Finalement, le rhume est une affection bénigne, mais qu'il ne faut pas négliger car il peut se compliquer de sinusites, d'otites voire de bronchites en cas de surinfections bactériennes.
QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE LA GRIPPE ET LE RHUME ?
Il est important de différencier la grippe du rhume et des autres infections virales banales. Il y a souvent confusion entre le rhume et la grippe; cette confusion peut engendrer une impression d'inefficacité du vaccin.
Le tableau suivant fait ressortir les différences entre les deux infections
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| Symptôme |
Rhume |
Grippe |
| Fièvre |
Peu fréquente |
Apparition soudaine, fièvre élevée (102-104 °F ou 38-41 °C); dure de 3 à 4 jours |
| Maux de tête |
Peu fréquents |
Très fréquents |
| Douleurs et courbatures |
Légères |
Fréquentes et souvent graves |
| Fatigue et faiblesse |
Légère |
Peut durer 14 à 21 jours |
| Épuisement extrême |
Absent |
Très fréquent au début |
| Congestion nasale |
Fréquentes |
À l'occasion |
| Éternuements |
Fréquents |
À l'occasion |
| Maux de gorge |
Fréquents |
À l'occasion |
| Gêne dans la poitrine, toux |
Toux sèche, légère à modérée |
Fréquente |
| Complications |
Congestion des sinus, des oreilles |
Pneumonie, bronchite... |
| Durées |
5 à 7 jours |
Plus de 7 jours |
| Causes |
Plusieurs virus respiratoires |
Virus de l'influenza |
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Les personnes infectées par le virus de la grippe ou du rhume deviennent contagieuses 24 heures après la pénétration du virus dans leur corps (souvent avant l'apparition des symptômes). Les adultes demeurent contagieux (pouvant transmettre le virus à d'autres) pendant environ 6 jours alors que les enfants le sont pendant une période plus longue, allant jusqu'à 10 jours.
Comportement préventif
- Encourager les personnes atteintes à se laver les mains fréquemment, surtout après s'être mouché ou avoir toussé
- Alimentation bien équilibrée et riche en vitamine C
- Augmenter la prise de liquide
- Éviter le contact direct avec les personnes atteintes (très contagieux)
- Encourager les personnes atteintes à jeter leur mouchoir après utilisation
- Encourager les personnes atteintes à se couvrir la bouche pour tousser et éternuer
- Éviter l'aspirine.
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|  Les pommades cicatrisantes | Le contenu de cet article est PROUVE
La plaie, c'est souvent le pansement ! Pensez-y !
La guérison des plaies a quelque chose de magique et est une des fonctions les plus remarquables du corps humain. La cicatrisation est un procédé complexe et encore largement mystérieux. Le corps médical commence seulement à savoir ce qu'il ne faut pas faire pour laisser le corps humain faire son boulot.
Mais, pour l'instant, en dehors de la chirurgie qui rapproche les berges de la plaie, il n'y a pas de moyen d'accélérer la cicatrisation qui se fait souvent malgré tous les onguents et autres pommades cicatrisantes que les blessés ou leurs proches tartinent sur les plaies.
* La cicatrisation se fait, si le corps en a envie et si on le laisse faire en utilisant des pansements bien faits par du personnel formé.
* Les microbes qu'on trouve dans une plaie proviennent du patient lui-même dans l'immense majorité des cas, et non du milieu extérieur. * Non seulement il est normal de trouver ces microbes dans une plaie, mais encore leur présence est le plus souvent favorisée par le pansement. * Les antiseptiques, l'iode, l'argent, n'ont aucune utilité prouvée dans une plaie, où ils peuvent même être nuisibles. L'eau du robinet suffit dans tous les cas à nettoyer une plaie. Quant aux antiseptiques, leur rôle majeur est de désinfecter la peau saine AVANT un soin qui franchit la barrière cutanée (piqûre, intervention chirurgicale). * La douche quotidienne à l'eau du robinet et au savon n'est jamais interdite en cas de plaie, bien au contraire. * Les antibiotiques peuvent être dangereux car ils sélectionnent des microbes qui leur résistent. En matière de plaies et de cicatrisation, les antibiotiques ne doivent être utilisés que dans certains cas, qui sont rares en pratique. * La nature est bien faite, et nous cicatrisons le plus souvent malgré le pansement. Il suffit pour s'en convaincre de se déplacer dans le tiers monde et les milieux défavorisés. * Aucun pansement, aucun procédé moderne ne permet réellement d'accélérer la cicatrisation. Seule la chirurgie permet d'accélérer la cicatrisation d'une plaie lorsqu'elle est nécessaire et lorsqu'elle est possible. Quant au pansement, son rôle majeur est simplement d'assurer le confort du patient. * Une cicatrice évolue pendant au moins un an, et son aspect final est imprévisible et dépend de chaque cas. * Une cicatrice est indélébile et ne peut jamais être effacée ou "gommée". Il est impossible de faire disparaître une cicatrice.
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|  Asthme et sport |  Qu'est ce que l'asthme ?
L'asthme est une maladie qui se reconnaît par ses crises d'étouffement accompagnées de sifflement et de crises de toux. Il est déclenché par certains agents (animaux domestiques, chauffage central, climatisation, fumée de cigarettes, acariens présents dans les moquettes, peintures, solvants...) ou par une activité physique intense. Il est réversibles soit spontanément, soit sous l'effet d'un traitement.
Lors d'une crise d'asthme, le diamètre des bronches diminue ce qui provoque l'étouffement et donc déclenche une crise. Les muscles qui entourent les bronches se contractent et les parois des bronches s'épaississent à cause d'une réaction d'inflammation. Cette inflammation provoque un excès de sécrétions qui encombrent les bronches et en diminue encore plus le calibre, c'est la crise de toux qui en permettra l'évacuation.
C'est cette inflammation qui justifie un traitement de fond, anti-inflammatoire (corticoïdes inhalés) associé à un broncho-dilatateur (le fameux Ventoline). Dépisté tôt, bien suivi et bien traité, l'asthme ne paraîtra alors plus qu'une gêne occasionnelle voire un souvenir...
Un enfant asthmatique peut et doit faire du sport
C'est vrai, l'enfant asthmatique ira mieux s'il fait du sport. Surtout il ne faut pas l'en priver, au contraire, le pousser à pratiquer le sport de son choix.
Si le sport est bon pour la santé d'une façon générale, pour l'enfant asthmatique il est encore plus bénéfique. Chez l'enfant l'exercice physique améliore le bien être physique et psychologique. D'ailleurs, de nombreux sportifs de haut niveau sont asthmatiques. La natation constitue l'un des sports favoris des enfants asthmatiques et beaucoup de nos médaillés olympiques font partie des 20% de la population asthmatique. Quelques champions de natation asthmatiques : Dawn Fraser, (triple championne olympique), Mark Spitz (7 médailles d'or aux jeux olympiques de Munich en 1972), Rick De Mont (400m en 3'58,18 en 197), Amy Van Diken (4 médailles d'or à Atlanta en 1996), Tom Dolan, médaillé d'or en 96 et détenteur du record du monde sur 4004N, Frank Esposito.
L'enfant asthmatique correctement traité et qui prend régulièrement son traitement, mène une vie normale, comme celle de tous ses copains, dont beaucoup font du sport. Une seule exception toutefois, la plongée sous-marine avec bouteilles est formellement interdite.
Ne pas lui interdire de faire du sport
Un enfant asthmatique qui ne fait pas de sport peut avoir une crise d'asthme ou être essoufflé pour un petit effort. Dans ce cas, beaucoup de bons parents conseillent alors logiquement à leur cher bambin de ne pas faire trop d'effort. En réalité, ces bons parents sont mal informés. Au contraire, en faisant régulièrement du sport, l'enfant asthmatique apprendra à faire des efforts soutenus sans aucun problème.
Pour de nombreux enfants, le sport pratiqué régulièrement améliore l'asthme, ce qui a pour effet la diminution de prise de médicaments. Le sport a de nombreux effets bénéfiques : l'enfant, contrôlant mieux sa respiration (les muscles qui servent à respirer), respire ainsi mieux et plus efficacement. De plus, faire du sport permet de limiter le surpoids et de se sentir mieux dans sa peau. Si une crise d'asthme se produit pendant l'effort, c'est que l'asthme est mal traité. Il faut donc consulter son médecin.
Privilégier l'échauffement Parfois, pour les enfants comme pour les adultes, l'asthme survient après 5 à 10 minutes d'effort. Cette forme d'asthme est appelée asthme d'effort ou asthme post-exercice. Pour l'éviter, il suffit de s'échauffer assez longtemps avant l'effort et de prendre un médicament antiasthmatique en inhalation (qu'on appelle un broncho-dilatateur), évidemment prescrit par votre médecin. C'est pour cette raison qu'il faut le conserver en permanence dans sa poche pendant l'entraînement. Enfin, éviter de faire du sport dehors quand il fait froid et sec. Ces conditions climatiques sont favorables à la survenue d'une crise. Le jogging ou le cyclisme en plein hiver ne sont pas conseillés à l'asthmatique: préférer les sports en salle.
Choisir un sport adapté
Certains sports sont particulièrement conseillés :
" Natation en piscine si l'on a pas d'eczéma ou en mer chaude ; " Sports de mer sauf la plongée bouteille ; " Marche, randonnée, escalade, ski de fond ; " Sports de ballon, vélo, gym, patinage, surf, voile ; " Sports de combat ; " Course à pied, lente, en salle ou par temps doux : attention au froid intense, aux efforts violents (sprint, demi-fond).
En revanche, d'autres sports sont à éviter :
" L'équitation, à cause de l'allergie aux poils d'animaux ; " La plongée avec bouteilles. " Les apnées !
Certains sportifs qui n'ont pas d'asthme prennent des médicaments antiasthmatiques par inhalation. Attention, non seulement cela est considéré comme du dopage, donc interdit, mais de surcroît il n'est pas sûr que cela ait une quelconque efficacité pour les non asthmatiques !
Source: Docteurs Alain Dubos, Emmanuel Zinski
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|  Des nageurs touchés à l'épaule | L'épaule, toujours l'épaule...!
Après les championnats du monde de natation à Melbourne, essayons de comprendre pourquoi tant de nageurs sont victimes des pathologies de l'épaule. L'entraînement intensif auquel se soumettent les meilleurs nageurs les place aux extrêmes limites de la robustesse articulaire au niveau de la ceinture scapulaire. En effet, une épaule n'est pas faite pour nager des dizaines de kilomètres. Question de constitution. Les muscles qui permettent la rotation du bras se rejoignent au sommet de l'humérus où ils doivent coulisser dans une sorte de tunnel. La moindre imperfection biomécanique à ce niveau se paie cash. Surtout lorsqu'on répète le même mouvement à l'infini.
Quand la fatigue entraîne la blessure
Les scientifiques ont tenté de savoir exactement ce qui se passait dans l'épaule d'un nageur. Ils ont découvert alors que la fatigue accumulée au cours de la séance jouait un très grand rôle. En temps normal, deux muscles sont chargés de plaquer l'omoplate contre les côtes: le sous-scapulaire et le grand dentelé. Seulement, leur efficacité baisse au fil des kilomètres. Lorsqu'ils sont épuisés, l'omoplate n'est plus tenue aussi fermement et la tête humérale devient un bélier qui percute les bords du tunnel à chaque cycle de bras. Cette compression de la capsule produit un effet de "pelage" du tendon. Il s'effiloche au fil du temps. Parfois il se rompt. Sans le savoir, un nageur épuisé augmente très nettement le risque de se blesser. Pour éviter la blessure, on doit donc veiller à respecter une progressivité lente des charges d'entraînement et à ne jamais nager longtemps en situation d'épuisement musculaire.
Des épaules trop souples
Autre caractéristique dangereuse: certains individus se caractérisent par une hyperlaxité articulaire qui les prédispose elle aussi à la blessure. Dans les clubs de natation, on réfléchit désormais à la possibilité d'organiser le dépistage des sujets à risques afin d'agir préventivement par un renforcement musculaire spécifique. Mais le problème est plus complexe qu'il n'y paraît. Très souvent, cette souplesse anormale de l'épaule résulte elle-même des années d'entraînement et constitue d'ailleurs un avantage lorsqu'il s'agit de donner un maximum d'amplitude au mouvement. Certains auteurs pensent même que si les pathologies de l'épaule sont si fréquentes dans la population des nageurs de crawl, c'est qu'en réalité la compétition sélectionne les individus qui possèdent cette caractéristique anatomique. Malheureusement pour eux, cet avantage constitue aussi une faiblesse. A la longue, le système s'use précocement. Une sorte de poche se forme devant l'épaule et il devient très difficile voire impossible de résoudre le problème. Par la chirurgie, on peut retendre la capsule. Mais la carrière est fichue.
Comment éviter le pire
Pour toutes ces raisons, il faut, dès le début de la formation, prendre très au sérieux la moindre douleur à l'épaule et mettre en place un programme efficace de prévention qui, pour une fois, ne passe pas par une recherche d'un maximum de souplesse mais implique au contraire un renforcement spécifique des muscles chargés de tenir l'omoplate contre la cage thoracique. Veillez aussi à ne jamais forcer en cas de grincement… L'épaule est rancunière!
| | SANTE |
|  Pathologie du nageur | Rare traumatisme crânien (arrivée), atteinte oculaire, pathologie musculaire des trapèzes notamment, fracture de main et de doigts (à l'arrivée), arrachements osseux du bassin, lésions méniscales (brasse) et entorse de la cheville (au bord du bassin) sont les principales pathologies causées par la natation.
La pratique en compétition toutefois peut aussi provoquer :
- au niveau des membres supérieurs : tendinite du long biceps, du sus-épineux et du petit rond, tendinite du sous-scapulaire, bursite sous-acromio-deltoïdienne, conflit sous-acromial, " l'épaule instable du nageur ". En cas de chronicité, les lésions de l'épaule peuvent devenir définitives et évoluer vers la dégénérescence fibreuse et la rupture trophique de la coiffe des rotateurs.
- au niveau des membres inférieurs : tendinite de la patte d'oie, tendinite des adducteurs, chondromalacie du genou, instabilité de la rotule (en brasse notamment), tendinite des extenseurs de la cheville
- au niveau du rachis : cyphose et dorsalgie
Il faut également signaler la possibilité au plan cutané de plaies, de mycoses interdigitoplantaires, de mycoses des plis, d'eczéma marginé de Hebra, de verrues plantaires et au plan neurologique, la possibilité d'une diminution du tonus de posture dès 4 à 5 h par jour dans l'eau. La présence de chlore ou de brome peut provoquer rhinite, sinusite et otite externe et plus largement des irritations des muqueuses ORL, ophtalmologiques et broncho-pulmonaires.
Pathologies des quatre nages
Dr Patrick Middleton, Dr Michel Boudine, Dr Michel Delest, Dr Emmanuelle Duprey
La natation est responsable de nombreuses technopathies, qui sont fonction du style pratiqué et d'un éventuel défaut technique. Chez le brasseur, le genou est le premier fragilisé, alors que chez les autres nageurs, il s'agit plutôt de l'épaule. Ces souffrances peuvent être prévenues par une correction du geste technique et un programme d'entraînement adapté. Le nageur de haut niveau effectue entre 8 et 20 kilomètres par jour à l'entraînement, ce qui représentent de nombreuses longueurs de bassin et la répétition d'un nombre important de mouvements de bras, comme de jambes. On ne s'étonnera donc pas de voir survenir une riche pathologie micro traumatique chez le nageur. La pathologie pouvant s'expliquer par la particularité du style pratiqué, un défaut technique ou une erreur de préparation.
La lésion du brasseur
Lors de la pratique de la brasse, c'est le genou qui est fragilisé. Le mouvement dit du "ciseau" est peu physiologique. La sollicitation en valgus flexion rotation externe, puis la fermeture brutale du compartiment interne lors du mouvement de propulsion, sont responsables d'une souffrance du compartiment interne. Il s'agit d'une lésion du compartiment interne avec, cliniquement, des signes de coincement antéro-interne. Elle ne touche pas le ménisque : c'est une lésion de compression de la capsule articulaire, responsable d'une synovite inflammatoire que la poursuite du geste nocif va entretenir ou réactiver. Le traitement repose sur l'arrêt temporaire du geste iatrogène. Le traitement médical per os est de peu d'utilité, contrairement aux moyens locaux : cryothérapie, physiothérapie, infiltration loco dolenti de dérivés stéroïdiens. Peu d'actions préventives sont efficaces sans répercussion sur la performance sportive.
La lésion du crawleur
Plusieurs mécanismes sont mis en cause pour expliquer la souffrance du supra-épineux chez le crawleur:
- un conflit sous-acromial ou impingement shoulder,qui survient lors de la phase d'entrée de la main dans l'eau et en fin de poussée ;
- un défaut de vascularisation, responsable d'une lésion d'origine ischémique, Rathburnet Mac Nab ayant montré le défaut de vascularisation des muscles de la coiffe lors du mouvement d'abduction et en fin d'adduction ; la lésion touche le supra-épineux dans sa zone "avasculaire", à 1 cm de son insertion sur le trochiter.
Cette lésion serait également favorisée par un défaut technique fréquent chez le crawleur, l'hyper rotation interne d'épaule en fin de phase aérienne. Le pouce entre le premier dans l'eau, alors qu'il serait souhaitable d'avoir une entrée paume orientée
La lésion du papillonneur
Lors de la phase aquatique, il n'y a pas de différence dans le geste entre le crawl et le papillon. A l'inverse, lors de la phase aérienne, le nageur de papillon utilise pratiquement constamment le retour balistique, c'est-à-dire coude tendu. Il s'ensuit une souffrance de la longue portion du biceps, qui s'explique par sa sollicitation prolongée en étirement en fin de phase de propulsion et lors de toute la phase aérienne.
La lésion du dossiste
La nage sur le dos sollicite l'épaule dans des amplitudes extrêmes. Les nageurs développent une laxité multidirectionnelle d'épaule, qui est favorisée par les exercices réalisés sur le bord du bassin. Il se produit une altération progressive de la capsule articulaire et des ligaments gléno-huméraux, responsable de douleurs. Il est nécessaire d'insister sur le rôle majeur du travail réalisé à sec. La plupart des nageurs et leur encadrement confondent étirements musculaires et exercices de désarticulation de l'épaule. Il est navrant de souligner que la laxité n'est pas constitutionnelle, mais acquise du fait d'un travail dangereux et sans intérêt.
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| | La prise en charge des lésions de l'épaule du nageur |  |
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| Contrairement à ce que l'on rencontre chez le lanceur, les muscles de la coiffe n'ont pas un rôle frénateur majeur lors du mouvement effecteur, qui sollicite essentiellement les abaisseurs et les rotateurs internes d'épaule. La faible vitesse du mouvement ne sollicite que très peu l'activité frénatrice des muscles antagonistes. La lésion tendineuse ne s'explique donc pas par ce rôle mécanique. Elle a plus vraisemblablement une origine métabolique, l'anoxie devenant la cause principale de la lésion. De nombreux auteurs insistent également sur l'existence d'un déséquilibre musculaire entre les rotateurs externes et les rotateurs internes, qui sont forts chez le nageur. Ils préconisent un travail de rééquilibrage musculaire, qui nous paraît discutable. S'agit-il d'un vrai déséquilibre ou d'une adaptation à la pratique sportive ? Peut-on expliquer l'atteinte du biceps et du supra-épineux par une insuffisance des rotateurs externes d'épaule ? Devant une douleur d'épaule chez le nageur, il importe de faire un diagnostic lésionnel. A partir du bilan programmé de l'épaule, on recherchera surtout :
- des signes de souffrance du supra-épineux : test de Jobe, de Yocum, palpation du sus-épineux en position de dégagement, en rétropulsion-rotation interne;
- des signes de souffrance de la longue portion du biceps, par la manœuvre de Gilchrist et la palpation tendineuse ;
- une laxité multidirectionnelle de l'épaule, se traduisant cliniquement par une abduction vraie supérieure à 100°.La prise en charge thérapeutique des lésions tendineuses ne pose pas de réels problèmes. De nombreux moyens sont à notre disposition : repos sportif relatif, traitement médical (antalgiques, AINS, infiltrations...), cryothérapie, physiothérapie, massage transversal profond, ondes de choc, étirements, travail excentrique...Ils doivent être utilisés avec discernement, en fonction de la gêne fonctionnelle.
L'existence d'une laxité multidirectionnelle pose, à l'inverse, un vrai problème thérapeutique car l'origine de la douleur reste obscure. Les traitements préconisés peuvent être les traitements médicaux per os, la cryothérapie et la physiothérapie. La rééducation se doit d'insister sur un travail de stabilisation active de l'épaule par les techniques de re-programmation neuromusculaire ou de travail de proprioception.
La prévention La prévention repose sur une bonne gestion des programmes d'entraînement, notamment en ce qui concerne le travail des bras, la correction du geste technique et sur un travail musculaire visant à améliorer la vascularisation des muscles de la coiffe des rotateurs. Ce travail doit être réalisé en concentrique, avec de faibles résistances. De vrais étirements de la sangle antérieure d'épaule doivent remplacer les exercices de désarticulation réalisés sur les bords de bassin. En cas de laxité articulaire avérée, un travail spécifique de stabilisation articulaire de l'épaule doit être entrepris.
Conclusion
La pathologie spécifique touche le genou pour le brasseur, mais surtout l'épaule dans les 3 autres nages. Les lésions rencontrées ont une physiopathologie bien particulière. L'épaule du nageur ne peut être comparée à l'épaule du lanceur. L'origine de la lésion tendineuse serait plus métabolique que mécanique. Quant à la laxité rencontrée, elle est malheureusement à mettre sur le compte d'une mauvaise préparation. Le traitement des lésions ne pose pas réellement de problème. La prévention nécessite une modification du geste technique, une adaptation des programmes d'entraînement et de préparation ainsi que la réalisation d'exercices ayant pour objectif d'augmenter la vascularisation tissulaire.
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|  Otite externe | Article écrit par Thierry Lardenois. Thierry est un nageur confirmé, ayant nagé en section sports-études avant de débuter la médecine. Thierry est également médecin spécialiste en Oto-Rhino-Laryngologie, ancien chef de clinique des hôpitaux, D.E.S d'ORL et D.E.S.C de chirurgie de la face et du cou, éxerçant dans un cabinet privé de Nouméa opérant dans les cliniques de Nouméa, consultant ORL au CHT Gaston Bourret.
La pathologie la plus fréquemment rencontrée lors de l'activité de natation intensive avec un séjour prolongé dans un milieu liquide de 1 à 2 heures voir plus tous les jours se résume à l'OTITE EXTERNE !
Avant de vous exposer le résumé de la pathologie de l'otite externe et des conduites à te tenir ainsi que des produits disponibles pour vous éviter ce désagrément ou pour le guérir lorsqu'il est déjà arrivé, j'aimerais rappeler à tous nos lecteurs, nageurs et adhérents du CNC que l'oreille externe n'est pas « un laboratoire » et qu'il ne s'agit pas « d'essayer » des produits ou des recettes miracles trouvées dans les différentes lectures ou les différents conseils plus ou moins éclairés que l'on peut obtenir en discutant avec ses copains, sa copine, sa tante, la concierge de sa voisine ou ses grands-parents !!!…
L'oreille externe se respecte, car au fond de l'oreille externe il y a le tympan qui est essentiel pour la qualité de l'audition et qui reste un organe très fragile nécessitant un traitement adapté et bien souvent assidu en fonction de la prescription médicale et l'observation qui a été faite par votre médecin.
Je vous rappelle brièvement que l'oreille est divisée en 3 grands secteurs :
L'oreille externe qui comprend :
- Le pavillon et le conduit auditif externe limité en dedans par le tympan.
- L'oreille moyenne entre le tympan et la fenêtre d'entrée de l'oreille interne.
- L'oreille interne qui comprend l'appareil neurologique de l'oreille.
Il n'y a donc pas d'otite « interne », il n'y a que des « otites externes » ou des « otites moyennes ».
L'otite externe étant celle qui fait mal lorsque l'on touche le pavillon de l'oreille ou que l'on appuie sur le conduit auditif mais qui ne donne pas fièvre, parfois avec une irritation avec une sensation de démangeaison ou un petit écoulement dans l'oreille plus ou moins humide, alors que l'otite moyenne est beaucoup plus souvent rencontrée chez les nourrissons ou les petits enfants c'est une otite qui donne le plus souvent beaucoup de fièvre, qui fait mal mais qui n'est pas ou peu douloureuse lorsque l'on touche au pavillon de l'oreille.
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| Les otites externes surviennent plus souvent lorsque l'on a de l'eczéma au niveau du conduit auditif, lorsque l'on utilise de façon intempestive les cotons-tiges, lorsque l'on met des produits irritants dans le conduit auditif, ou lorsque l'on séjourne de façon prolongée dans de l'eau de piscine ou de mer sans rinçage après la baignade.
L'eczéma souvent déborde sur la conque, sur le pavillon de l'oreille on voit de petites peaux mortes sortirent du conduit auditif comme s'il y avait eu un coup de soleil avec de la peau qui s'effritait. Il n'y a pas de caractère de gravité pour cet eczéma, cependant, cet eczéma se complique souvent d'otite externe chez les nageurs et il nécessite d'être traité.
La conduite à tenir est avant tout une bonne hygiène du conduit auditif avec si possible interdiction des cotons-tiges même si l'on ressent souvent une sensation de démangeaison, l'utilisation de sérum physiologique, l'utilisation de l'huile d'amande douce avant les baignades, des traitements locaux prescrit par votre médecin au moins 15 jours à 3 semaines, si l'eczéma revient la nécessité d'essayer des bouchons anti-eau sur mesure, en silicone, hypoallergénique et qui seront fait sur mesure par les audioprothésistes.
Il faut d'abord traiter une infection bactérienne par des gouttes antibiotiques, puis traiter l'eczéma par des gouttes anti-inflammatoires, ensuite éviter la récidive de l'eczéma par les pratiques que je viens de vous citer.
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| Le problème est parfois que cet eczéma se complique d'infections et de mycoses. La chaleur, l'humidité et les milieux acides favorisent énormément les mycoses, le coton-tige est un très bon préparateur pour le milieu de culture des mycoses…Et en Nouvelle-Calédonie un quart des otites externes sont dues à des mycoses !!!….(chaleur et humidité).
La conduite à tenir afin d'éviter ces mycoses, c'est bien sûr le nettoyage et l'aspiration du conduit chez votre médecin pour nettoyer complètement le conduit dans un premier temps, puis l'utilisation de traitements locaux anti-mycoses avec plus ou moins selon l'appréciation et l'examen de votre oreille l'utilisation d'un anti-mycose par voie orale pour être certain qu'il n'y ait pas de diffusion de cette mycose et de propagation au niveau du cartilage du conduit auditif.
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| Lorsque l'oreille coule de façon purulente 2 solutions : il s'agit d'une otite externe très abondante avec un furoncle qui s'est écoulé ou il s'agit d'une perforation de tympan ou les deux !!. |
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La consultation médicale est vraiment nécessaire pour éviter 2 erreurs : tout d'abord de se baigner qui pourrait aggraver l'otite externe et faire passer de l'eau de l'autre coté du tympan avec des complications importantes sur l'oreille moyenne et sur l'oreille interne mais également d'éviter l'humidité dans ce conduit qui est déjà infecté. Je vous rappelle que les bactéries dans le conduit auditif qui sont tout d'abord des staphylocoques, parfois du streptocoques, du Pyocyanique (bactérie qui n'aime pas beaucoup l'oxygène ) et finalement le candida albicans qui est une mycose. Ces bactéries et ces mycoses aiment l'eau, aiment le coton et aiment que l'on vienne gratter la peau du conduit…
Voici donc les produits :
- Les gouttes auriculaires qui sont régulièrement utilisées d'après un consensus édité en 2001 par tous les confrères ORL de la société française d'ORL.
Tout d'abord les gouttes auriculaires avec antibiotiques et ensuite les gouttes auriculaires de « prévention ». Les gouttes auriculaires avec antibiotiques sont à donner selon l'appréciation de votre médecin. Les gouttes auriculaires de prévention sont à utiliser de façon régulière.
- L'Audispray (et homonymes :physiomer oreille …) est un sérum physiologique stérile qui permet de nettoyer les oreilles au moins une fois par semaine ou après une baignade en mer pour éviter les bouchons de cérumen, la stagnation de micro particules, de grains de sable ou de dépôts dans l'oreille.
- L'huile d'amande douce est une huile neutre qui protège très bien la peau et qui n'est pas allergisante ni irritante, c'est un traitement préventif.
- L'eau oxygénée n'a pas d'effet sur le staphylocoque mais peut aider au nettoyage et permet parfois de sortir les petits dépôt de cérumen dans le conduits auditif.
- L 'alcool boriqué très souvent utilisé dans le milieu des plongeurs et des apnéistes, est un tannant il s'agit d'alcool qui permet parfois d'épaissir la peau du conduit lorsqu'il y a un eczéma suintant ; mais n'est pas à utiliser de façon chronique, surtout pas en cas d'infection car il n'a pas d'effet sur les bactéries.
Voici donc ce résumé rapide appuyé de quelques photos sur la pathologie la plus fréquemment rencontrée dans le milieu de la natation, l'otite externe qui par quelques mesures de précaution et un traitement adapté devrait être maîtrisé sans aucun problème, quant aux « résistant(e)s » si malgré les bonnes mesures, les otites externes récidivent, seul un examen médical adapté avec un traitement au long court pourra en venir à bout !
Lardenois Thierry
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